Université d'été de l'IHEST : "Quelle place pour la science dans le débat public", du 25 au 29 août 2010
L'IHEST (Institut des Hautes Etudes pour la Science et la Technologie", organise sont université d'Eté à la Saline royale d'Arc et Senans du 25 au 29 août 2010. Thématique générale. Les applications de la science touchent par leurs effets et leurs produits la plupart des domaines de la vie des citoyens. Dans le même temps, le financement de la recherche scientifique est un enjeu central des politiques publiques au sein de la « société de la connaissance ». Ces évolutions ne vont pourtant pas sans débat : comme chacun le vit, la science et les objets techniques qui peuplent notre quotidien ont suscité, dans la période récente, des controverses de plus en plus âpres et sujettes à une couverture médiatique croissante, témoin de leur diffusion dans l’espace public: mise en cause des travaux du GIEC, débat sur les nanotechnologies en France, mais aussi controverses sur les ondes de téléphonie mobile, sur les OGM, sur les pesticides, ou encore, sur les ressources halieutiques. L’université européenne d’été examinera quelle est précisément la place de la science dans les débats qui occupent l’espace public – concept lui-même problématique. Où et comment se tiennent aujourd’hui les débats ? Selon quelles modalités ? S’agit-il de débats du public, avec le public, ou devant le public ? L’université d’été mènera cette interrogation générale en développant la perspective particulière des rapports science/société. Ces débats interrogent en effet le regard porté par la société sur « la fabrique de la science » et les objets techniques que l’activité scientifique fait naître ou utilise. Ils interrogent donc le statut des sciences et des technologies dans nos sociétés. Que révèlent-ils du fonctionnement démocratique contemporain ? Ces débats témoignent-ils de la nécessité de changer la posture de la société à l’égard de la science, mais aussi celle de la communauté scientifique à l’égard de la société ? La construction de la vérité scientifique, ses processus de légitimation et la confrontation démocratique seront au coeur des réflexions de l’université, pour contribuer à la construction des débats de demain. Ces questions seront éclairées par la philosophie et les sciences politiques, l’histoire des idées, les sciences sociales, les sciences économiques et feront aussi place aux analyses des acteurs et aux retours d’expériences nationales et internationales, notamment, aux Etats-Unis, en Grande Bretagne.
| Quoi ? |
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| Quand ? |
25/08/2010 14:30
au 29/08/2010 13:00 |
| Où ? | Saline Royale d'Arc et Senans |
| S'adresser à | Christelle Tallon |
| Téléphone | tél : 01 55 55 87 66 |
| Participants |
Modalités de participation : L’université est ouverte aux candidats de toute nationalité. La langue principale de travail sera le français (quelques interventions en anglais avec interprétation). Les droits d’inscription sont d’un montant de 1 200 € net de taxe (ces droits comprennent l’hébergement et la restauration à Arc-et-Senans, les frais de transport jusqu’à la Saline royale restent à la charge du participant). |
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Université européenne d’été 2010 de l’IHEST
Quelle place pour la science dans le débat public ?
Saline royale d’Arc-et-Senans
du 25 au 29 août 2010
IHESTInstitut des Hautes Étudespour la Science et la Technologie
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Quelle place pour la science dans le débat public ?
Saline royale d’Arc-et-Senans
du 25 au 29 août 2010
> Objectifs et pédagogie de l’université européenne d’été
L’université européenne d’été de l’IHEST rassemblera du 25 au 29 août 2010, dans le cadre de l’utopique Saline royale d’Arc-et-Senans, une cinquantaine de participants, intervenants et auditeurs, représentatifs de la diversité des forces vives (scientifiques, économiques, sociales, politiques,...) de notre société pour se former et débattre, pendant quatre jours, sur la place de la science dans le débat public.
L’université européenne d’été vise, à partir de présentations données par des acteurs de premier plan dans ce domaine, à créer une intelligence partagée avec les participants sur les enjeux des débats publics autour des sciences. Elle donnera à la fois des aperçus théoriques et appliqués, fondés sur l’analyse de situations d’actualité et des retours d’expériences.
A l’issue de l’université européenne d’été, les participants disposeront d’une compétence nouvelle et d’une capacité à prendre du recul pour penser et agir différemment dans des environnements marqués par la complexité des relations entre science, innovation et société.
L’analyse comparée internationale sera un des axes de l’université d’été qui bénéficiera, notamment, d’une collaboration avec le CSPO (Consortium for Science, Policy and Outcomes) et l’université d’état de l’Arizona, l’ASU. L’université d’été abordera à la fois les débats spontanés, les controverses, et les débats organisés, comme ceux mis sur pied par la Commission nationale du débat public en France et le Parliamentary Office of Science and Technology de Grande Bretagne. Que peut-on espérer de ces dialogues formalisés ? Que révèlent-ils des relations entre la science et la société ?
L’université européenne d’été de l’IHEST, qui associe spécialistes et non spécialistes « éclairés » dans un mode de travail participatif, est unique. Elle donnera lieu à une restitution finale, à laquelle seront associés participants et intervenants et fera l’objet de la publication d’un rapport d’étonnement.
Cette seconde édition prolonge la thématique majeure de l’IHEST : anticiper le débat public en se situant résolument en amont des débats, diffuser une nouvelle culture scientifique et contribuer à décloisonner les rapports science-société.
> Conseil scientifique
Jean-Michel Besnier, université Paris-Sorbonne ; Dominique Cardon, Orange-labs et CEMS/EHESS ; David Cope, Office parlementaire pour la science et la technologie (Grande-Bretagne) ; Dominique Desjeux, université Paris-Descartes ; Patrice Flichy, université Paris Est-Marne la Vallée ; Jean-François Girard, PRES Sorbonne-Paris-Cité ; Pierre-Benoit Joly, INRA et Institut Francilien Recherche, Innovation et Société (IFRIS) ; Etienne Klein CEA et Ecole centrale ; Jean-Pierre Pages, Agoramétrie ; Arie Rip, université de Twente (Pays-Bas) ; Daniel Sarewitz, CSPO à l’Arizona State University (Etats-Unis) ; Jean-Didier Vincent, académie des sciences ; Heinz Wismann, EHESS Paris ; Dominique Wolton, CNRS, Institut des sciences de la communication.
> Comité de pilotage
Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader, IHEST ; Laurent Chicoineau, CCSTI Grenoble ; Jean-Philippe Desreumaux, Bouygues Télécom ; Patrick Legrand, Commission nationale du débat public ; Roland Schaer, Cité des Sciences ; Laurent Turpin, CEA, INSTN ; Mathias Girel, ENS, conseiller de l’IHEST ; Paul Maître, conseiller de IHEST ; Romain Garcier, IHEST ; Lucile Grasset, IHEST
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7h58 Train de Paris pour Mouchard (arrivée 10h16)
12h00-12h30 Accueil à la Saline et présentation de l’université d’été et des participants
Bertand Collomb, président de l’IHEST
Marie-Françoise Chevallier Le Guyader., directrice de l’IHEST
12h30-14h00 Déjeuner
La nature du débat
14h00-16h30 Quel statut pour la vérité scientifique ?
La problématique de la science dans les débats publics sera mise en perspective en revenant sur les particularités de la production de la connaissance scientifique telles qu’elles sont analysées par les différents courants épistémologiques. Comment les connaissances sont-elles produites? Comment deviennent-elles légitimes ou officielles au sein de la communauté scientifique? Et comment l’activité scientifique et ces mécanismes de légitimation internes à la science sont-ils perçus quand ils font l’objet d’un éclairage public? Comment faut-il alors comprendre la notion d’ « incertitude scientifique », et celle, corollaire, de « vérité scientifique » ?
14h00-14h45 Intervention de Jacques Bouveresse, philosophe, professeur au Collège de France
14h45-15h15 Questions à Jacques Bouveresse
15h15-16h00 Intervention d’Heinz Wismann, philosophe et philologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales
16h00-16h30 Questions à Heinz Wismann
16h30-17h00 Pause
17h00-19h30 La démocratie délibérative - regards actuels
Sous l’influence de penseurs comme John Rawls, Jurgen Habermas et Jon Elster, certains développements de la théorie politique contemporaine voient le débat et la délibération comme des éléments essentiels du fonctionnement démocratique, que ce soit du point de vue de leur signification normative (ou procédurale) ou de leur rôle dans la décision publique.
Cette session explorera les théories contemporaines de la délibération, en insistant sur sa signification politique et les stratégies rhétoriques qu’elle met en oeuvre.
17h00-17h45 Intervention de Philippe Breton, professeur de journalisme et de communication à l’université de Strasbourg
17h45-18h15 Questions à Philippe Breton
18h15-19h00 Intervention de Loïc Blondiaux, professeur de science politique à l’université Paris 1.
19h00-19h30 Questions à Loïc Blondiaux
19h30-21h00 : Dîner
21h00-22h30 Atelier
Regards croisés sur les sciences et le débat
La soirée sera l’occasion d’un atelier collectif en continuité avec la discussion précédente et destiné à préciser les interrogations des participants sur le thème de l’Université d’été.
Jeudi 26 août 2010
9h00-9h30 Matinale
La confrontation démocratique et la structuration des débats sur les sciences
09h30-11h00 Le débat : enjeux politiques et éthiques dans la « démocratie technique »
Dans la continuité de la conférence de la veille, un éclairage historique sera apporté sur la notion de débat et ses relations avec la structuration des sociétés occidentales contemporaines. Le débat, tel que nous le connaissons, constitue-t-il une originalité des sociétés modernes, au même titre que la science ?
09h30-10h10 Intervention de Mark Brown, professeur de science politique à l’université d’Etat de Californie à Sacramento
Mercredi 25 août 20104
10h10-11h00 Discussion introduite par Jean-François Girard, docteur en médecine, conseiller d’Etat, président du Pôle de Recherche et d’enseignement supérieur « Sorbonne Paris Cité »
11h00-11h30 Pause
11h30-13h00 Pourquoi certains objets scientifiques et techniques rentrent-ils dans le débat public ?
Tous les objets, toutes les thématiques scientifiques ne sont pas susceptibles de devenir objet de débat public. A quelles conditions le deviennent-ils ? Les techno-sciences sont elles davantage susceptible de devenir des objets de débat ? Pourquoi certaines thématiques sociales deviennent-elles objet de débats construits sur la base d’argumentations scientifiques ? Cette conférence permettra d’évoquer le changement d’atmosphère sociale introduit par des concepts comme le principe de précaution et se fondera sur des approches comparées en Europe et aux USA.
11h30-12h10 Intervention de Michel Griffon, directeur général adjoint de l’Agence nationale pour la Recherche
12h10-13h00 Discussion introduite par Rinie Van Est, Rathenau Institute (sous réserve)
13h00-14h00 : Déjeuner
14h00-18h30 Retours d’expérience
Le changement climatique – la question de la légitimité
La période récente a vu une controverse virulente se développer sur la réalité du changement climatique et le rôle joué par la communauté scientifique internationale des climatologues rassemblés au sein du GIEC. Il s’agira, lors de cette séquence, de revenir sur les tenants et les aboutissants de ce débat en réfléchissant sur la circulation de la légitimité entre les climatologues, les sceptiques, les autorités et le public. Par ailleurs, l’influence du débat sur les conditions de production de la science sera au coeur de la réflexion.
14h00-14h15 Introduction
Laurent Turpin, Institut national des sciences et techniques du nucléaire
14h15-14h50 La modélisation du climat en débat
Pascale Braconnot, Institut Pierre-Simon Laplace
14h50-15h15 Discussion
15h15-15h50 Le GIEC: analyse d’une institution
Michel Petit, Académie des Sciences –
15h50-16h15 Discussion
16h15-16h45 Pause
16h45-17h30 Science and the politics of climate change »
Daniel Sarewitz, Center for Science, Policy and Outcomes
17h30-18h30 Discussion
introduite par Bertrand Collomb de l’Académie des sciences morales et politiques, président de l’IHEST
19h30-21h00 Dîner
21h15-22h15 Perspectives
L’intelligent design en débat : stratégies philosophiques et rhétoriques au cours du procès Dover.
Mathias Girel, Ecole normale supérieure
Vendredi 27 août 2010
9h00-9h30 Matinale
La diffusion du débat et la question du public
9h30-10h30 Le public existe-t-il ?
Les sciences sociales et les médias s’interrogent, depuis les travaux de Walter Lipman et de John Dewey, sur la notion de « public » – est-il autre chose qu’un « fantôme » ? La référence constante à l’ « opinion publique » pose un certain nombre de questions : quel est ce public et a-t-il vraiment une opinion ? Dans l’affirmative, comment cette opinion est-elle formée, comment peut-on la connaître et quel rôle le débat joue-t-il dans la formation de l’opinion ?
9h30-10h00 Intervention de Jean-Pierre Pagès, Agoramétrie
10h00-10h30 Discussion
10h30-11h30 La science dans l’espace public à l’heure d’internet
Les débats sur les sciences ne se déroulent pas dans un espace médiatique figé. Les changements apportés aux canaux de diffusion de l’information et de formation de l’opinion (crise de la presse, développement des médias audiovisuels, émergence de l’internet comme vecteur d’information) posent un certain nombre de questions : comment la modification des moyens de diffusion affecte-t-elle la nature, l’émergence ou le déroulement des débats ? Comment la qualité de l’information peut-elle être assurée quand elle est diffusée ?
10h30-11h00 Laurence Monnoyer-Smith, professeur de science politique à l’Université de Technologie de Compiègne (sous réserve)
11h00-11h30 Discussion
11h30-11h45 pause
11h45-13h00 Espace public et vecteurs de diffusion : de l’information à la communication.
Comment la science peut-elle être communiquée ?
11h45-12h20 Intervention de Michel Alberganti, producteur, France Culture
12h20-13h00 Discussion
13h-14h30 Déjeuner
14h30-18h00 Retours d’expérience
Processus, méthodologie et évaluation du débat. L’exemple des nanotechnologies.
Les débats organisés constituent un outil nouveau d’intervention dans le champ du politique. A partir de l’exemple des débats sur les nanotechnologies mis en place dans différents pays (dont la France), cette séquence s’attachera à analyser les procédures et les méthodes utilisées pour conduire et évaluer ces débats. Quel est l’état de l’art en matière d’organisation des débats ? Qu’est-ce qu’un débat réussi ?
14h30-14h45 Projection d’un film
14h45-17h00 Présentation d’expériences nationales États-Unis-Grande-Bretagne-Pays-Bas-France et table ronde
animation/discussion : Jean-Michel Fourniau, directeur de recherche à l’INRETS
Patrick Legrand / Jean Bergougnoux, CPDP Nano, France
Jack Stilgoe, Royal Society, Grande-Bretagne)
Jameson Wetmore, Arizona State University, États-Unis
Rinie Van Est, Rathenau Institute, Pays-Bas
17h00-17h30 Pause
17h30-19h00 Discussion générale
20h00-21h30 Dîner 6
Déclaration d’activité de formation enregistrée sous le numéro 11 75 42988 75 auprès du préfet de région d’Ile-de-France. Agrément du ministère de l’Intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales pour la formation aux élus locaux.
21h30-22h30 Perspectives :
L’espace numérique public et la visualisation des e-débats sur les sciences
Laurence Monnoyer-Smith, Professeur de science politique, Université de Technologie de Compiègne (sous réserve)
Aliette Armel, Ministère de la Recherche
David Chavalarias, Ecole polytechnique
Samedi 28 août 2010
9h00-9h30 Matinale
L’expertise et les acteurs du débat
9h30-11h00 Dire ou créer le droit dans le débat sur les sciences
La science est issue d’une discussion argumentée entre des gens qui disposent d’une légitimité à en parler et partagent un certain nombre de méthodes. Alors que l’époque semble demander toujours davantage d’expertise, le statut de l’expert évolue : les chercheurs et les scientifiques ont perdu le monopole de l’expertise au profit de nouveaux acteurs, les décideurs publics font un usage ambigu des conseils qui leur sont donnés et l’opinion doute de l’ « indépendance » des experts. Dans cette situation, comment le droit positif et la jurisprudence sont-ils amenés à évoluer ?
9h30-10h15 Intervention de Rafael Encinas de Munagorri, professeur de droit, université de Nantes
10h15-11h00 Discussion introduite par Jacques de Gerlache, directeur Santé, Sécurité, Environnement, Solvay
11h00-11h15 Pause
11h15-13h15 Science, expertise et décision publique, points de vue croisés
Philippe Galiay, Commission européenne, DG Recherche, administrateur principal de l’unité Gouvernance et éthique
Pascale Briand,directrice générale de l’alimentation, Ministère de l’alimentation de l’agriculture et de la pêche
Emmanuel Forest, directeur général, Bouygues Telecom
13h15-16h00 déjeuner
16h00-19h00 Retours d’expérience
Les cellules-souches – les temporalités du débat
Les débats sur les cellules souches seront présentés dans plusieurs contextes nationaux. Ils seront l’occasion de réfléchir à deux notions qui sont au coeur des débats contemporains : l’expression publique doit-elle se faire directement ou indirectement dans ces débats ? Comment concilier, conjuguer au sein du débat les « temporalités concurrentes » qui s’y expriment: temps de la recherche, temps de la prise de décision politique, temps du débat lui-même (ouvrir et fermer le débat)…
16h00-16h45 Intervention de David Cope, Parliamentary Office of Science and Technology, Grande-Bretagne
16h45-17h15 Discussion
17h15-17h30 pause
17h30-19h00 Dialogue : les temporalités du débat
19h30-21h00 Dîner
Dimanche 29 août 2010
Conclusions de l’université d’été
09h00-12h30 La discussion sera organisée selon le cadrage initial de l’université d’été, les discussions quotidiennes, les rapports (regards croisés) de grands témoins et s’attachera à formaliser des étonnements notamment sur:
- les différentes formes de débats
- la communication des science et des technologies
- la capacité des scientifiques et institutions à intégrer la problématique du débat dans leurs pratiques
- les modalités de restauration de la confiance envers les sciences
13h41 Train à Dole pour Paris, arrivée 16h37


